Manaslu, Annapurnas ou Langtang : quel trek choisir au Népal ?

par Claire Halleux

Si tu as fait le voyage jusqu’au Népal, tu songes peut-être à te lancer sur les sentiers himalayens. Manaslu, Annapurna, Everest… Ces noms résonnent comme une promesse d’aventure. Mais face à toutes ces possibilités, comment choisir le trek qui te fait vibrer ?

Trek Népal

Cette année, j’ai eu la chance de faire trois treks au Népal : le Manaslu Circuit, quatre jours sur l’Annapurna Circuit et le Langtang Valley Trek, trois treks aux ambiances totalement différentes.

Langtang Valley Trek

Tout a commencé à un moment de doute, lors d’une retraite Vipassana où je me sentais un peu perdue. Et puis, le hasard a bien fait les choses : j’ai rencontré Emie, une Française, et son copain Tomas, un Chilien, qui m’ont proposé de les rejoindre sur le Manaslu circuit. Cette invitation spontanée a tout changé.

Dans cet article, je te partage mon expérience de ces trois treks, avec des conseils pratiques pour t’aider à faire ton choix. Je ne vais pas te détailler jour par jour car je pense que c’est plus chouette que tu découvres par toi-même les surprises du sentier. Par contre, je vais mettre l’accent sur les moments forts, les informations essentielles et des astuces budget.

Comparatif des treks en un clin d’oeil

Critère Manaslu Circuit Annapurna Circuit Langtang Valley
Durée 12-14 jours 15-20 jours (complet) 6-7 jours
Distance 160-180 km 160-230 km 65 km
Point culminant 5106 m (Larkya La Pass) 5416 m (Thorong La Pass) 4604 m – 4985 m (Kyanjin Ri/Tserko Ri)
Difficulté Modéré à difficile Modéré à difficile Modéré
Budget total 800-1200 € 500-800 € 300-500 €
Guide obligatoire Oui Non Non
Permis requis RAP + MCAP (100-130 USD) ACAP + TIMS (50-70 USD) TIMS + Langtang (45-50 USD)
Fréquentation Faible (~12 000/an) Élevée Moyenne
Meilleure période Oct-nov, mars-mai Oct-nov, mars-mai Oct-nov, mars-mai
Accès routier Préservé, pas de route Partiellement routier Préservé
Niveau physique 6-8h marche/jour, dénivelé 800-1200m 5-7h marche/jour, dénivelé 600-1000m 4-6h marche/jour, dénivelé 500-800m

Manaslu Circuit : vue d’ensemble

  • Durée : 12 – 14 jours (Soti Khola –> Larke La Pass –> Dharapani)
  • Distance : 160 – 180 kilomètres (peut varier selon le circuit exact)
  • Point culminant : 5106 m (Larke La)
  • Difficulté : modéré à difficile
  • Budget approximatif : 700 -1000 € (guide, permis, hébergement, repas)
  • Meilleure période : octobre – novembre et mars – mai.
  • Guide : obligatoire *

* Le Manaslu est un trek très réglementé : il faut obligatoirement un guide agréé et au moins deux trekkeurs pour obtenir le permis. Si tu pars seul.e, le coût du permis « restricted area » est doublé (pas forcément tout le reste du trek). Cela dit, certaines agences te facturent effectivement le prix total pour deux personnes, notamment si elles ne peuvent pas regrouper ton départ avec un autre trekkeur.

💡Astuce budget : Il est possible de rejoindre un groupe déjà constitué pour réduire les coûts. Par exemple, certains hostels à Katmandou, comme le Rest Up Hostel (que je recommande d’ailleurs – dortoirs abordables et superbe rooftop avec vue sur la ville et le Monkey Temple), affichent régulièrement des départs groupés pour le Manaslu. Le prix tourne autour de 480 € (560 USD) tout compris (guide, permis, transports, repas et hébergements). Personnellement, j’étais trop emballée pour me renseigner correctement, mais si c’était à refaire, je négocierais davantage ou je choisirais cette option.

Manaslu circuit trek

Pourquoi le Manaslu ?

Lors de mon premier voyage au Népal en 2016, j’avais parcouru le trek de l’Annapurna Base Camp (ABC) avec ma sœur, une très belle expérience malgré la pluie (et les milliers de sangsues). Depuis ce jour, je rêvais de revenir pour faire le circuit complet des Annapurnas.

Mais au fil des années, un autre nom a commencé à me faire rêver : le Manaslu. Ouvert aux étrangers seulement depuis 1991, le trek accueille environ 12 000 visiteurs par an, la plupart entre octobre et novembre, contre 60 000 à 80 000 trekkeurs/ an pour l’Annapurna circuit et 60 000 à 80 000 trekkeurs/ an sur le Langtang. C’est donc un trek plus discret, plus sauvage, moins fréquenté – encore préservé de la modernité et de la foule.

Manaslu trek Népal

Faire le Manaslu et enchaîner sur une partie du circuit des Annapurnas, c’était donc le meilleur des deux mondes.

Autre différence majeure : le Manaslu est encore épargné par les routes. À l’inverse, certaines portions du circuit des Annapurnas ont été goudronnées, et les sentiers côtoient parfois la route. C’est d’ailleurs la partie que nous avons traversée en jeep, avant de reprendre la marche à Manang pour continuer vers le lac Tilicho et le Thorong La Pass.

Enfin, la région du Manaslu m’a profondément marquée par sa proximité culturelle avec le Tibet. À moins de dix kilomètres de la frontière, on y découvre une culture bouddhiste vivante : à mesure qu’on monte, les visages se font tibétains, les mantras s’élèvent dans le vent, et le monde moderne s’efface doucement. Marcher là-bas, c’est un peu comme voyager au Tibet… sans les contraintes et les formalités.

Option : Tsum Valley

Si tu veux prolonger l’expérience, il est possible d’ajouter la Tsum Valley, aussi appelée la « vallée cachée du bonheur »; une vallée voisine connue pour ses monastères perchés et ses paysages intacts qui a ouvert ses portes au tourisme en 2008 (c’est donc une région très récente à explorer). Cela allonge le trek de 5 à 7 jours, mais pour ceux qui ont le temps, je pense que ça vaut vraiment le coup.

Quelques notes éthiques avant de partir

Ça va peut-être te sembler évident, mais je voudrais écrire un mot sur les porteurs, sans qui beaucoup d’expéditions ne seraient tout simplement pas possibles. Leur travail est précieux, mais souvent mal rémunéré, et il arrive que certains touristes confient des charges trop lourdes simplement parce qu’ils n’auront pas à les porter eux-mêmes. Si tu choisis d’en engager un, essaye de voyager léger, de leur accorder un pourboire juste, et surtout, de les considérer comme des compagnons de route. Une petite attention, un mot, un sourire font toute la différence.

Aussi, quelques gestes simples de respect local font toujours plaisir (qui nous ont été transmis par notre guide) :

  • marcher à gauche des stupas et des murs mani, comme le veut la tradition bouddhiste, et ne pas s’asseoir dessus ;
  • saluer les habitants d’un “Tashi Delek” ;
  • soutenir les familles qui tiennent les tea houses, en y prenant vos repas/ thé plutôt que d’y cuisiner le vôtre.

Les moments forts du Manaslu

L’un des moments les plus intenses du trek (pour moi) a été la montée vers le camp de base du Manaslu (4 800 m). C’est là que j’ai senti pour la première fois les effets de l’altitude : mal de tête incroyable, nausées, tête lourde… et la peur soudaine de ne pas pouvoir continuer. Heureusement, Rocken, notre guide, m’a gardée à l’œil, m’encourageant à boire régulièrement. Et après plusieurs heures de repos (et des litres d’eau), j’ai retrouvé mes forces.

L’ambiance là-haut était particulière : septembre est le mois d’expéditions vers le sommet du Manaslu, huitième plus haut sommet du monde (deuxième plus haut du Népal, 8163 mètres d’altitude). On y a rencontré un jeune Vénézuélien qui nous a raconté humblement qu’il venait de gravir le Manaslu sans Sherpa ni oxygène. Au vu la difficulté éprouvée pour arriver au camp de base, j’avoue que j’étais hyper impressionnée.

Les jours suivants, nous avons continué vers le Larke La Pass (5 106 m). Nous sommes partis de nuit, les lampes frontales éclairant le chemin, le souffle court. On avançait lentement, presque au ralenti, “en slow motion”… Une fois arrivé au col, le soleil brillait et nous avons pris une pause bien méritée. D’ailleurs, si tu aimes le beurre de cacahuète et les biscuits à la noix de coco, essaie-les ensemble. Tu m’en diras des nouvelles !

Ce trek m’a appris la patience, la résilience et surtout le lâcher-prise. Chaque pas m’a rappelé que la marche n’est pas une course, mais une forme de méditation : avancer pour avancer, sans attente, sans résistance. Je recommande ce trek à ceux qui cherchent une expérience authentique et introspective, loin des foules.

Pourquoi le circuit des Annapurnas ?

Après le Manaslu, je pensais avoir tout donné. Mais à Dharapani, les chemins des deux treks se croisent, et la marche avait encore un goût d’inachevé. Le corps était dans le rythme, alors nous avons décidé de continuer quelques jours sur le circuit des Annapurnas, jusqu’au lac Tilicho (4919 m) et au Thorong La Pass (5400 m).

Ici, avoir un guide n’est pas obligatoire : on peut avancer à son rythme, on choisit son hébergement, et souvent on peut négocier la nuit gratuite si l’on mange sur place.

Neuf ans plus tôt, lors de mon premier voyage au Népal avec ma sœur, j’avais rêvé de faire le circuit des Annapurnas. La mousson nous avait forcées à changer de plan. Cette fois, je me disais que le mois d’octobre serait idéal. Et ce fut vrai… jusqu’à ce que la neige décide de s’inviter.

Le lac Tilicho (4919 m)

La montée vers le lac Tilicho est un détour magique que je recommande : d’abord parce que c’est l’un des lacs situés à la plus haute altitude du monde. L’eau y est d’un bleu turquoise profond et les montagnes se reflètent dans le lac par temps clair.

Depuis Manang, il faut :

  • Jour 1 : trek jusqu’à Tilicho Base Camp (4 140 m)
  • Jour 2 : montée au lac Tilicho (4 919 m) et retour à base camp ou Khangsar.

À savoir :

  • Le lac se trouve en dehors du passage du Thorong La, donc il faut revenir sur ses pas vers Yak Kharka ou Khangsar avant de poursuivre le circuit.
  • Certains randonneurs le choisissent comme objectif principal plutôt qu’un trek complet.
  • Le détour prend 2 à 3 jours supplémentaires sur le circuit classique.
  • Le sentier est spectaculaire mais exposé : pentes raides, glissements de terrain possibles.
Tilicho Lake

Attentes

Lac Tilicho

Réalité

Le Thorong La Pass (5416m)

La montée vers le Thorong La Pass, l’un des passages de haute montagne les plus célèbres du Népal, restera parmi mes souvenirs les plus vifs. Il avait neigé, le vent mordait les joues, les doigts engourdis ne répondaient plus. J’ai cru que j’allais geler là-haut. Et puis, miracle : la tea house du col a ouvert à notre arrivée. Un thé brûlant, des rire nerveux, et la chaleur est revenue.

À savoir :

  • Le passage du Thorong La marque le point culminant du circuit des Annapurnas.
  • C’est la journée la plus exigeante du trek, mais aussi la plus spectaculaire (sauf si, comme nous, la neige s’invite, obstruant toute vue sur les montagnes avoisinantes).
  • Il est conseillé de partir à 4h du matin pour atteindre le col avant 9h, avant que les vents ne se lèvent.

Thorong La Pass

Variantes populaires

  • Annapurna Base Camp (ABC) : 7-10 jours, plus court et accessible
  • Circuit complet anti-horaire : Commence à Besisahar, finit à Nayapul
  • Nar-Phu Valley : Extension culturelle spectaculaire (+5-7 jours)

Et puis un jour, j’étais dans un bus direction la frontière de l’Inde, car il était temps de quitter le Népal après deux mois.  Sauf que le ciel était d’un bleu éclatant, les sommets brillaient au loin, et je suis descendue du bus d’un coup de tête. Le chauffeur m’a déposée au bord de la route.

C’est comme ça que j’ai décidé de faire un trek de plus avant de quitter le Népal et de profiter de la météo clémente que j’ai tant attendue : Le Langtang Valley Trek. Cette fois, j’ai choisi de partir sans guide, à la fois pour économiser des roupies et pour tenter mon premier trek solo. Dès les premiers pas, j’ai senti une liberté incroyable : marcher à mon rythme, écouter le vent dans les pins, suivre le grondement de la rivière Langtang.

Langtang Valley Trek

L’itinéraire

J’ai fait le trek en quatre jours, depuis Syabru Bensi. Pour l’aller, je suis montée par Sherpagaun. La première partie grimpe fort, mais ensuite le sentier devient plus doux et offre de superbes vues sur la vallée avant de redescendre vers Lama Hotel. Bonus : j’étais seule sur le sentier ! La plupart des randonneurs passent par Bamboo (j’y suis passée au retour et j’ai croisé une foule de trekkeurs, ce qui a confirmé mon choix).

Langtang Valley Trek Népal

Ensuite, la montée se poursuit jusqu’à Kyanjin Gompa, avec la possibilité de s’arrêter à Langtang Village pour mieux s’acclimater.

Une fois à Kyanjin, deux randonnées s’offrent à toi :

  1. Kyanjin Ri (4604 m) : option la plus courte et la plus populaire depuis Kyanjin Gompa
  2. Tserko Ri (4 984 m) : le point le plus haut du Langtang trek

Le Tserko Ri — Mon premier sommet solo

J’ai choisi le Tserko Ri, mon premier sommet solo. Je suis partie à 4h30 du matin, lampe frontale vissée sur la tête. Je pensais voir une file de lumières dans la nuit comme au Thorong La Pass… mais j’étais seule. J’ai donc utilisé l’application MapOut pour me repérer. Le chemin est un peu confus au début, puis devient clair plus haut. Partir avant l’aube permet d’être à mi-parcours pour le lever du soleil. C’était magique !

Ascension du Tserko RiLever du soleil Tserko Ri

J’ai aussi dû chausser mes crampons 200 m avant le sommet. Certains montent sans, mais j’étais contente de les avoir. Pour redescendre, j’ai pris le sentier de l’autre versant, plus doux pour les genoux et offrant d’autres vues splendides sur la vallée.

Tserko Ri Sommet

À savoir : 

  • C’est une randonnée d’altitude exigeante, mais plus isolée et spectaculaire
  • Départ très tôt (vers 5-6 h) recommandé, pour redescendre avant le vent et les nuages
  • En été et automne, des yaks paissent sur les pâturages que traverse le sentier
  • Emporte eau, encas, gants, bonnet et coupe-vent, même en saison sèche : le vent au sommet est glacial

Prolonger jusqu’au lac Gosaikunda

Depuis Langtang, il est possible de poursuivre jusqu’au lac Gosaikunda (4 300 m), un site sacré majeur pour les hindous et les bouddhistes, un itinéraire qui prolonge le trek d’environ six à sept jours. Si tu veux enchainer les deux treks, il est inutile de redescendre jusqu’à Syabru Bensi : après Pairo, les sentiers se rejoignent. Tu verras un panneau sur ta gauche qui indique la direction du lac.

Personnellement, j’ai gardé cette option pour une autre fois : je n’avais plus l’énergie de remonter à cette altitude.

Note historique importante

La région de Langtang a été durement touchée par le tremblement de terre de 2015, qui a détruit le village de Langtang et causé des centaines de victimes. La vallée a été reconstruite avec résilience, et visiter cette région aujourd’hui, c’est aussi soutenir les communautés locales dans leur reconstruction.

Astuces budget

Trekker au Népal n’est pas toujours « budget friendly ». Si ton budget est serré, voici quelques astuces qui m’ont bien servi :

  • Évite les packs tout inclus : Prends le bus public au lieu de la jeep privée pour te rendre au départ du trek
  • Achète du thé et des snacks à Kathmandou avant de partir : Les prix montent avec l’altitude. Exemple : Snickers à Katmandou : 50 NPR / Au-dessus de 4000m : 200-300 NPR. Prévois barres énergétiques, sachets de thé, fruits secs…
  • Achète sur place : Les contrefaçons Nord Face sont correctes et bon marché
  • Négocie une chambre gratuite : Si tu prends souper + petit déjeuner dans la tea house, la nuit est souvent offerte (surtout Annapurna et Langtang)
  • Choisis le dal bhat : Le plat national népalais (riz, lentilles, curry) est nutritif, énergétique, et souvent « refill gratuit »
  • Guide et porteur : 
    • Manaslu : Obligatoire, mais possibilité de négocier ou partager les coûts en rejoignant un groupe
    • Annapurna/Langtang : Si tu veux un guide pour plus de sécurité, négocie directement avec le guide (pas via agence) : 25-35 USD/jour

Préparation essentielle : santé et sécurité

Le Mal Aigu des Montagnes (MAM)

Le MAM est le risque principal en haute altitude. Il peut toucher n’importe qui, indépendamment de la condition physique.

Symptômes légers (fréquents au-dessus de 3000m) :

  • Maux de tête
  • Nausées
  • Fatigue inhabituelle
  • Insomnie
  • Perte d’appétit

Symptômes graves (urgence médicale) :

  • Confusion, désorientation
  • Difficultés à marcher
  • Essoufflement au repos
  • Toux avec expectoration mousseuse

Prévention :

  • Montée progressive : max 300-500m de dénivelé positif par jour au-dessus de 3000m
  • Règle d’or : « Climb high, sleep low »
  • Hydratation : 3-4 litres d’eau par jour
  • Évite alcool et somnifères
  • Écoute ton corps : descendre n’est pas un échec

Mon expérience : Après le camp de base du Manaslu, j’ai ressenti des maux de tête intenses. J’ai ralenti le rythme, bu beaucoup d’eau (chaude) et je suis allée dormir tôt. Heureusement le lendemain, je me sentais déjà mieux.

Assurance voyage obligatoire

Souscris une assurance qui couvre :

  • Trekking jusqu’à 6000m minimum
  • Évacuation héliportère (coût : 3000-5000 USD sans assurance)
  • Frais médicaux en altitude

Assurances recommandées :

Équipement essentiel

Vêtements (système 3 couches) :

  • Couche 1 : Sous-vêtements thermiques (haut et bas)
  • Couche 2 : Polaire ou doudoune fine
  • Couche 3 : Veste imperméable coupe-vent + doudoune chaude

Indispensables :

  • Sac de couchage confort -10/-15°C. J »utilise personnellement celui de Sea to Summit.
  • Bonnet, gants chauds, buff
  • Chaussures de trek imperméables + guêtres (pour la neige)
  • Bâtons de marche (soulagent genoux et aident l’équilibre)
  • Lampe frontale (avec piles de rechange)
  • Lunettes de soleil catégorie 4 + crème solaire SPF 50
  • Gourde 1,5-2L (ou camel bag) + pastilles purification d’eau (Aquatabs)
  • Trousse de premiers soins (pansements, Diamox si prescrit, antidouleurs, anti-diarrhée)

Technologie :

  • Batterie externe
  • Sacs étanches pour protéger électronique
  • Carte SIM népalaise (Ncell ou NTC) – réseau jusqu’à 4000m environ

Comment choisir son trek au Népal ?

Choisis le Manaslu si…

  • Tu cherches une aventure authentique et loin des foules ;
  • Tu veux plonger dans la culture tibétaine ;
  • Tu es prêt à un effort soutenu et à une logistique encadrée.

* Marcher avec un guide est super confortable, car il s’occuper de tout : du permis, au transports, repas, lodges, rythme… Cependant, j’ai parfois ressenti un petit manque de liberté : celui de choisir mon allure, ou de m’arrêter un peu plus longtemps à un endroit. Mais au fond, c’est le prix à payer pour la sécurité et l’expertise locale.

Choisis le circuit des Annapurnas si…

  • Tu veux plus de liberté et un rythme flexible ;
  • Tu aimes croiser du monde et partager la route ;
  • Tu veux des paysages variés sans te ruiner.

Choisis le Langtang si…

  • Tu veux un trek plus court mais dépaysant ;
  • Tu veux vivre une expérience solo ;
  • Tu cherches un itinéraire accessible, proche des locaux.

Quiz rapide : Quel trek pour toi ?

1. Combien de temps as-tu ?

  • Moins de 10 jours → Langtang
  • 10-15 jours → Annapurna (portion) ou Langtang étendu
  • 15+ jours → Manaslu ou Annapurna complet

2. Quel est ton budget ?

  • Moins de 500 € → Langtang
  • 500-800 € → Annapurna
  • 800-1200 € → Manaslu

3. Préfères-tu l’autonomie ou l’encadrement ?

  • Autonomie totale → Langtang ou Annapurna
  • Cadre sécurisant → Manaslu (guide obligatoire)

4. Quelle ambiance cherches-tu ?

  • Sauvage et culturelle → Manaslu
  • Sociale et variée → Annapurna
  • Paisible et introspective → Langtang

Les 5 erreurs que j’ai faites (pour que tu les évites !)

1. Sous-estimer le froid en octobre

J’ai pensé qu’octobre serait doux, mais mes gants n’étaient pas assez chauds au Thorong La Pass.

Solution : Même en saison « chaude », prévois des gants épais et des chaussettes en laine mérinos.

2. Ne pas prendre assez de journées d’acclimatation

Sur le Manaslu, j’ai voulu suivre le rythme du groupe malgré des maux de tête légers. J’aurais dû insister pour une journée de repos supplémentaire.

Solution : Ajoute 1-2 jours de marge à ton itinéraire. Bois de l’eau régulièrement et ajoutes-y des électrolytes. Le MAM ne prévient pas.

4. Ne pas négocier le logement gratuit

Les premiers jours sur l’Annapurna, nous payions systématiquement la chambre. Puis nous avons compris qu’en prenant souper + petit déjeuner, c’était souvent offert.

Solution : Demande toujours poliment : « If I eat dinner and breakfast here, is the room free? »

5. Ne pas négocier le guide pour le Manaslu

Si tu pars avec un groupe ou sans passer par une agence, les coûts doivent être réduits. Renseigne-toi avant de réserver avec un guide, nous lui avons fait confiance et avons payé bien plus que nous aurions dû…

 

Bon Trek ! 

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